Pendant des années, le Hezbollah s’est déplacé en Syrie comme une seconde armée : des milliers de combattants, des lignes d’approvisionnement ouvertes et des bases visibles sur les images satellite. Le groupe a contribué à maintenir Bachar al-Assad au pouvoir et n’a fait aucun effort pour le cacher.
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Aujourd’hui, les autorités syriennes affirment que ce que le Hezbollah a laissé est différent : un petit groupe opérant près de Damas avec des drones, des roquettes Katyusha et, selon les responsables, des aveux selon lesquels les armes provenaient du Liban.
Le 1er février, le nouveau gouvernement syrien a annoncé avoir démantelé une cellule accusée d’avoir lancé des roquettes sur le district de Mezzeh et l’aéroport militaire voisin. Le bureau des relations avec les médias du Hezbollah a rejeté ces affirmations, affirmant que le groupe « n’a aucune présence ni activité sur le sol syrien » et niant tout lien avec des mouvements armés en Syrie.
Cet épisode montre comment l’ère post-Assad remodèle le rôle du Hezbollah. Le groupe a autrefois contribué à soutenir la machine de guerre d’Assad ; il est désormais accusé de mener des opérations douteuses avec du matériel bon marché.
Pour le Hezbollah, la Syrie était le couloir terrestre menant aux réseaux d’approvisionnement iraniens. Ce couloir est désormais coupé dans plusieurs directions.
Les drapeaux du Hezbollah et de la Syrie flottent sur un véhicule militaire dans l'ouest de Qalamoun, en Syrie, le 28 août 2017. (crédit : OMAR SANADIKI/REUTERS)Début février, l’armée libanaise a découvert un deuxième grand tunnel du Hezbollah dans le sud en deux mois, utilisé pour stocker des munitions, des missiles et des drones. Un haut responsable américain a déclaré que les services de renseignements américains avaient aidé à localiser le site. L'amiral Brad Cooper, commandant du commandement central américain, a salué cette découverte.
À peu près au même moment, l’armée libanaise a fermé les points de passage illégaux de la frontière syrienne dans le nord de la vallée de la Bekaa, un couloir longtemps utilisé pour le trafic d’armes et de drogue. Dans un communiqué, l'armée a déclaré qu'elle avait fermé des points de passage supplémentaires dans le cadre d'une répression plus large le long de la frontière d'environ 233 milles.
Par ailleurs, le Trésor américain a sanctionné une société basée en Turquie impliquée dans le transport d’engrais iraniens via Oman et a ciblé une société de négoce d’or créée par SS, la branche financière du Hezbollah, pour convertir les rés...
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